Groupe Paris ABF

Le blog du groupe Paris de l'Association des Bibliothécaires de France


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12 janvier 2015 : une journée historique pour les groupes Paris et IDF

hand-523231_1280  Le 12 janvier dernier, les groupes Paris et Ile-de-France de l’ABF ont organisé simultanément leur assemblée générale à la médiathèque de l’Abbaye – Nelson Mandela de Créteil. Cette journée constitue un tournant majeur dans l’histoire des deux groupes car les deux assemblées ont voté très largement pour la fusion des deux groupes. A partir de 2016, les deux groupes correspondront au découpage administratif de la région Ile-de-France.  Le conseil d’administration du groupe Paris se réjouit de cette décision qui permettra aux deux groupes d’être plus efficaces et plus cohérents pour les adhérents des deux futures ex-entités. D’ailleurs, l’organisation conjointe de plusieurs journées d’étude comme celle du 12 janvier 2015 sur le jeu en bibliothèque ou celle du 13 novembre 2014 sur les ateliers numériques constituent des gages pour l’avenir du futur groupe unifié.

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Cette journée a aussi été l’occasion de rappeler que les bibliothèques sont aussi Charlie.  Les atteintes à la liberté d’expression sont également une atteinte aux bibliothèque qui sont des lieux « où l’on peut accéder à toutes formes d’expressions, pour contrer l’intolérance et la censure et encourager le respect de l’autre et le vivre ensemble. » Par la voix de son président, le groupe Paris en a profité pour témoigner son soutien à toute l’équipe de Charlie Hebdo et aux proches des victimes de la barbarie. Nous reproduisons ici le texte écrit par Cabu (préface à Peut-on encore rire de tout, publié en 2012 au Cherche Midi éditeur) et lu par Bernard Mnich, président du groupe Paris, lors de l’assemblée générale :

« Peut-on rire de tout ?

Et pourra-t-on encore demain

Rire de tout ?

Ces questions méritent d’être posées…

 

Et c’est l’objectif de ce livre.

Pas de limites à l’humour

Qui est au service de la liberté d’expression,

Car là où l’humour s’arrête,

Bien souvent la place est laissée

A la censure ou l’autocensure.

 

Ni les religions et leurs intégristes,

Ni les idéologies et leurs militants,

Ni les bien-pensants et leurs préjugés

Ne doivent pouvoir entraver

Le droit à la caricature,

Fût-elle excessive. »

#NousSommesCharlie


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#ateliersnum Atelier Tablettes et accessibilité #7

Animé par Hélène Kudzia, responsable du fonds Lire Autrement à la bibliothèque Marguerite Duras, cet atelier a consisté en une présentation de ce qu’il était possible de faire avec des tablettes pour les publics aveugles, malvoyants et dyslexiques.

La présentation et la démonstration d’outils a été faite avec les applications pour ipad et iphone Ibooks et Voicedream Reader, avec pour supports des epubs téléchargés depuis Gallica.

Les ipads ont été utilisés grâce à VoiceOver : une fois activé, la gestuelle est très différente. Maintenant, à l’Apple store, les vendeurs connaissent Voiceover, et montrent même, voire forment à son utilisation.

Même si l’atelier se concentrait sur les fonctions de vocalisation, la possibilité de connecter la plage braille a aussi été évoquée.

iBooks

C’est une application gratuite présente à l’installation sur les appareils Apple (pas disponible sur Androïd). Nous avons pu effectuer des test d’epubs gratuits trouvés sur Gallica.

Il y a un possibilité de lecture en continu de l’ouvrage (un petit signal indique le changement de page, qui peut être agaçant). Pour l’entendre moins souvent, il suffit de diminuer la taille de la police ; on peut aussi le supprimer dans les réglages de Voice Over.

Les démonstrations sont faites à partir de produits Apple qui présentent des avantages certains pour les paramétrages concernant l’accesssibilité. Il existe des équivalents pour Androïd, mais c’est moins simple, il est nécessaire qu’un voyant repère le fonctionnement avant.

Il est possible d’écouter le texte en même temps que l’on lit en braille. Au niveau de la navigation, on peut choisir depuis le sommaire le chapitre qui nous intéresse. Nous avons également pu voir en détail les réglages (taille de la police, choix de la police – interessant car certaines facilitent la lecture ou au contraire la freinent, contraste inversé). Il est possible ainsi de personnaliser et d’adapter l’outil à la lecture.

Voicedream Reader

A l’origine, cette application a été développée pour les personnes dyslexiques. Elle est par ailleurs très utilisée aux USA dans le cadre scolaire. C’est une application payante (8,99€, disponible sur iTunes :  https://itunes.apple.com/fr/app/voice-dream-reader/id496177674?mt=8 ). Elle propose ensuite des voix gratuites et des voix payantes.

Il est possible de lier Voice dream à son compte Dropbox, Google drive, Bookshare (plateforme réservée aux publics empêchés), iTunes, Gutenberg. Eole, BNFA sont des solutions françaises que je peux récupérer également. Pour la démonstration, les epubs ont été récupéré depuis Dropbox.

L’application permet de lire des livres, d’effectuer des modifications et d’intégrer des documents.

Elle présente deux avantages en particulier :

– mémorisation de la page en cours, et des réglages en cours ou globaux.

– possibilité de faire lire le texte par voix de synthèse et tout est personnalisable (vitesse de lecture, défilement du texte, etc.)

La vitesse de la parole est ajustable, et tant mieux car c’est très rapide ! Les participants à l’atelier n’avaient pas l’habitude, donc c’est déstabilisant : de la même façon qu’on va lire avec les yeux deux pages sans vraiment lire, on peut faire pareil avec VoiceDream.

Dans la personnalisation, on peut utiliser la police open dyslexique qui convient à la plupart des personnes dyslexiques (le public dyslexique est sûrement sous-évalué par les bibliothèques).
Après avoir effectué des tests, nous avons vu l’intérêt de cette application sur iBooks : la personnalisation va très loin.

Cette application est idéale pour les geeks : c’est par exemple celle qui permet de gérer le multi-support. Mais c’est aussi celle qui propose le plus de formats. Il reste toutefois environ 10% des epubs, notamment les epubs enrichis, qui ne sont pas lisibles.

La voix de synthèse

L’utilisation d’une voix de synthèse a posé question : c’est une voix à laquelle on est habituée, qui est en quelque sorte neutre, contrairement aux livres audio qui sont interprétés, lus « comme le ferait votre prof de français ».

Ainsi, durant l’atelier a été rapporté le témoignage d’un lecteur :

“toi, voyant, quand tu lis tu veux pas des petits coeurs mauves autour d’une scène d’amour. Ben moi c’est pareil, je veux pas une voix mielleuse.”

Quand on lit un livre, on est pas au théâtre, on veut juste lire le livre “tranquillement” ou “efficacement”. Ainsi, le livre audio est intéressant, mais il est important d’avoir des alternatives. De plus, leur choix est souvent limité.

La voix de synthèse permet de lire très vite : par exemple, des ados aveugles, lors de la sortie de Harry Potter, ont pu le lire en une nuit avec une voix de synthèse de piètre qualité, à partir d’une version pirate, certes : mais ils ont pu le lire vite.

En guise de conclusion
En tant que bibliothécaires, avec un usager qui vient avec sa tablette (ce qui arrive de plus en plus souvent), nous avons un vrai rôle à jouer : nous pouvons lui proposer des documents libres de droit, mais on peut aussi l’accompagner dans le paramétrage, sur une ou l’autre application.

Applications et références :

Rendez-vous :
24 mars prochain, journée coorganisée par la commission Accessibib, la Bibliothèque Publique d’information et le ministère de la culture à la bibliothèque Marguerite Duras.


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#ateliersnum Réseaux sociaux en bibliothèques #5

Intervention de Sophie Agié – Médiathèque de Cergy

Les Français sont en moyenne inscrits sur trois ou quatre réseaux sociaux. Devant un tel phénomène de société, il devenait urgent de se pencher sur la manière dont les bibliothèques peuvent s’y inscrire. Sophie Agié nous a proposé à la fois un retour d’expérience (celui de Cergy), un état des lieux (la présence des bibliothèques sur les réseaux) et un questionnement (Pourquoi ? Comment ? Quoi ?). Reprenons donc pas à pas le déroulement de son intervention, enrichie par les interactions et les réactions de la salle !

Pourquoi les bibliothèques iraient-elles sur les réseaux sociaux ?

  • Pour dépoussiérer leur image
  • Pour être là où est le public
  • Pour rendre plus visibles leurs animations
  • Pour le plaisir
  • Tout est possible mais il vaut mieux fixer en amont une sorte de « politique éditoriale »

Comment se rendre visible sur les réseaux ?

  • Etre présent sur plusieurs réseaux
  • Créer des chaines de relais d’information
  • Etre visible sur les réseaux de la collectivité (Site, portail, réseaux sociaux)
  • Toutes les idées sont bonnes à prendre.

Qui publie sur les réseaux sociaux au sein de la bibliothèque ?

  • Tout le monde
  • Ou une seule personne
  • Ou une équipe dédiée
  • Le plus important : former les collègues et communiquer avec eux. Le temps de formation est indispensable en ce qui concerne le numérique, et n’est jamais du temps perdu.
  • Le maître mot est : CONVAINCRE (se convaincre, convaincre les collègues, l’équipe, convaincre notre public)

Quand publier sur les réseaux ?

  • Faut-il établir un planning de publication ?
  • Faut-il demander une validation hiérarchique de chaque publication ?
  • Ou faut-il privilégier spontanéité et réactivité ?
  • Toutes ces questions n’étant pas incompatibles entre elles …

Que mettre sur les réseaux sociaux ?

  • Du contenu éditorialisé (nos coups de cœur, etc.)
  • De l’information sur le quotidien de la bibliothèque
  • L’annonce de gros événements / animations
  • Des photos de chatons

Comment évaluer l’impact de nos publications sur les réseaux sociaux ?

  • Par le nombre de like / de partages
  • Par la fréquentation des sites, des portails
  • Par la fréquentation des animations
  • Un sondage peut être mis en place pour évaluer combien de personnes ont pu être informées à travers les réseaux sociaux

Quels problèmes cela pose-t-il ?

  • Trouver le temps : poster sur les réseaux, est-ce du service public ?
  • S’avoir s’arrêter : peut-on et doit-on publier en dehors de nos heures de travail ?
  • Souvent, ce sont les bibliothécaires qui likent, partagent et commentent les articles de leurs collègues bibliothécaires. Du coup l’outil devient un outil de communication interprofessionnel. Mais est-ce un réel problème ?

Pour conclure, une belle phrase : « le numérique, c’est une annexe de votre bibliothèque. » Même si on voulait s’en passer, on ne le pourrait pas.


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#ateliersnum Ateliers numériques en bibliothèque et accompagnement des usagers #4

Ce quatrième atelier de la journée d’étude menée à Marguerite Duras le 13 novembre dernier a été animé par Christophe Avdjian et Christelle Moreau, de la future médiathèque Françoise Sagan (Paris, 10e). Ensemble, nous nous sommes questionnés sur une définition à donner à « atelier numérique », sur les ressources et organisations nécessaires pour en monter et sur les limites à donner à ce type d’atelier.

Nous avons successivement échangé sur les pratiques variées des uns et des autres autour de trois grands items :

– le sens à donner aux ateliers (typologie, pour quel public)

– la place qu’occupent les ateliers dans la vie la bibliothèque

– les limites que l’on s’est fixé ou qui nous ont été imposées, les difficultés rencontrées lorsque l’on conçoit des ateliers multimédia.

Merci aux participants de cet atelier qui ont pu donner différents éclairages, selon la taille et l’organisation de leurs bibliothèques : cela a bien permis de rendre compte d’une gamme très large d’ateliers possibles !

Préambule : les ateliers numériques répondent à nos missions de bibliothécaires

Les bibliothécaires ont vu ces dernières années les nouvelles technologies liées à l’informatique et à Internet prendre une place de plus en plus importante dans leurs pratiques professionnelles et dans celles de leurs usagers.

Outre les missions traditionnelles d’accès à la lecture, à l’information et à la culture, les bibliothèques publiques doivent faciliter l’acquisition de compétences dans le domaine de l’information et de l’informatique : c’est la 11e mission définie dans le Manifeste de l’Unesco. Pour résumer, les ateliers numériques s’y inscrivent en jouant un rôle dans la réduction de la fracture numérique, en favorisant la mixité des publics, en développant la médiation des outils et ressources numériques.

Quels ateliers numériques ?

Pour mieux cerner la variété des réalités recouvertes par l’expression « atelier numérique », nous avons tenté d’établir une typologie, en cinq grandes catégories :

Creative Commons – Attribution (CC BY 3.0), Presentation designed by Gulika D Bherwal from the Noun Project

Designed by Gulika D Bherwal

– Atelier d’initiation (maîtrise des outils informatiques, apprentissage de logiciels, découverte d’Internet)

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– Atelier « création de contenus numériques » (photo, vidéo, musique)

Game designed by Edward Boatman

Game designed by Edward Boatman

– Atelier « jeux » (jeux vidéo, programmation)

Creative Commons – Attribution (CC BY 3.0) , Browser designed by Garrett Knoll from the Noun Project

Browser designed by Garrett Knoll

– Atelier « sensibilisation » (dangers d’internet, question de droit, philosophie du libre)

Creative Commons – Attribution (CC BY 3.0), Mail Gallery designed by iconsmind.com from the Noun Project

Mail Gallery designed by iconsmind.com

– Atelier « web pratique » (acheter un billet de train, créer un compte Facebook, Twitter…)

Creative Commons – Attribution (CC BY 3.0), Finger Frame designed by Magdalene Kan from the Noun Project

Finger Frame designed by Magdalene Kan

Fixer un cadre et l’expliquer aux usagers :

A partir du moment où le projet numérique d’une équipe s’inscrit dans l’une, l’autre ou plusieurs des catégories ainsi listées, il devient essentiel de définir un cadre organisationnel des ateliers. Répondre aux questions Qui ? Quand ? Où ? Avec quoi ? permet d’anticiper d’éventuels problèmes d’organisation, pour proposer aux usagers des ateliers qui fonctionnent bien.

Ce cadre fixé, il permettra en effet de contractualiser l’inscription d’un usager à un atelier : en lui donnant les règles du jeu le plus clairement possible, on évite bien des conflits. En soi, les limites, qu’elles soient inhérentes aux contraintes matérielles diverses, ou le résultat d’un positionnement des bibliothécaires par rapport à leur métier, ne sont pas bloquantes. Elles doivent en revanche être expliquées voire justifiées.

Creative Commons – Attribution (CC BY 3.0) « About designed” by Ben Peetermans from the Noun Project

About designed” by Ben Peetermans

Qui ?

Nos échanges ont pointé la nécessité d’avoir des animateurs possédant certaines compétences… Avec un léger paradoxe cependant : pour les « convaincus du numérique », les compétences primordiales sont la pédagogie, un savoir être, des qualités humaines. De l’extérieur, pour les collègues plus « frileux », les compétences doivent être techniques et informatiques, ce qui justifierait que les ateliers soient l’apanage d’un collègue précis. Cette question renvoie d’ailleurs à des choix en matière d’organisation d’équipe : le numérique est-il l’affaire de tous, ou d’un ou plusieurs médiateurs spécifiques, qui éventuellement en font que cela ? Bien entendu, la transversalité, outre un résultat plus satisfaisant en matière de renseignement, évite l’écueil d’une disparition des ateliers en cas de congé ou de mutation de la personne en charge…

Ce débat a quoi qu’il en soit permis de mettre en évidence la nécessité de fiches de poste stipulant des compétences alliant techniques d’animation, pédagogie et informatique, mais aussi l’intérêt de suivre des formations de formateurs si possible avant de se retrouver en position d’animateur. Un brin de méthode et quelques ficelles permettent ensuite d’envisager plus sereinement de participer à un planning d’ateliers incluant un plus grand nombres de collègues, rassurés car formés et opérationnels.

Creative Commons – Attribution (CC BY 3.0), Time designed by Alberto Alonso from the Noun Project

Time designed by Alberto Alonso

Quand ?

Cette question vise à fixer aussi bien la durée des ateliers, et leur format, que leur régularité. Il s’agit aussi de prendre en compte le « pour qui », et donc les usagers ciblés, pour adapter les horaires en fonction de leur disponibilité. Ainsi, des stages sur plusieurs jours peuvent être envisagés pour les enfants pendant les vacances scolaires, les matinées ou jours de semaines seront privilégiés pour les personnes âgées ou en recherche d’emploi…

Cette questions du « Quand » et du « pour qui » doit aussi permettre de décider si on différencie des accueils de groupe (avec tous les problèmes de disparité de niveau qui peuvent survenir) et des accueils individuels, personnalisés.

Enfin dans le « Quand », il ne faut pas oublier de comptabiliser le temps de préparation nécessaire aux ateliers, à trouver sur le temps de service interne, même si bien souvent cela déborde sur le temps personnel…

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Comment et où ?

Le matériel est souvent vécu comme une contrainte, qu’il s’agisse de l’espace (le « où », surtout quand les bibliothèques ne bénéficient pas de salle ou de postes dédiés). Une salle, ou pour le moins, un espace identifié avec des postes informatiques regroupés, ont cela d’intéressant qu’ils permettent un accueil de groupe mais aussi de pouvoir parler, échanger à haute voix sans gêner les autres usagers le la médiathèque.

Couplé à la question de l’espace, la gestion du matériel se complexifie souvent de rapports compliqués avec les services informatiques et le bridage des postes informatiques ou des outils. La multiplicité de l’offre aujourd’hui implique de faire des choix : tablettes, liseuses, ordinateurs portables ? Mais le point commun de ces appareils est qu’ils exigent une gestion de parc, un peu de maintenance, voire des renouvellements, un peu de budget d’achat de contenus, éventuellement des protections, la mise en place de filtres, de paramètres…. Autant d’éléments qui vont différer des environnements domestiques des usages, qui pourront se sentir perdus et souhaiter avoir un accompagnement sur leur propre appareil.

Ainsi, les retours d’expériences recueillis pendant ce temps d’échange ont montré qu’avec peu de moyens, avec des postes informatiques isolés, ou à partir du matériel personnel des usagers désireux de se former, il est possible de proposer un service au public, en faisant par exemple le choix d’un accueil personnalisé, individuel.

Quelles limites ?

L’échange s’est terminé sur quelques questions plus juridiques, qui tendent elles aussi à la définition d’un cadre clair et anticipé avant chaque atelier. Ainsi, pour des animations numériques autour du roman photo, dans lequel les participants seraient amenés à se photographier avec des tablettes, se pose la question du droit à l’image et des éventuelles autorisations parentales à collecter, même sans diffusion des images créées. D’autres problématiques en lien avec les copyright des créations, la réutilisation de contenus, sont à prévoir. De même, une limite qui fait débat concerne la légitimité d’un bibliothécaire à intervenir sur le matériel des usagers, notamment en cas de contentieux ou de panne.

Les ateliers numériques font donc partie des nouveaux services que les bibliothèques se doivent d’offrir à leurs usagers, à la fois comme médiation et accompagnements aux outils numériques.

Il n’y a pas de modèle unique d’atelier pour chaque bibliothèque ; à chaque établissement ses publics, ses espaces, ses choix en terme de fonctionnement des équipes. Les contraintes existent toujours, mais se poser les bonnes questions et se mettre d’accord en interne pour régler toutes les questions d’organisation est un préalable incontestable au succès d’un ou de plusieurs ateliers.

Les échanges, assez nourris, au cours de ce bibcamp, montrent aussi qu’à plusieurs, à travers des retours d’expérience, nous sommes plus armés pour réfléchir et trouver des solutions, faire des choix.

Cette restitution s’est appuyée sur la trame écrite de l’atelier préparée par les intervenants, merci à eux !