Groupe Paris ABF

Le blog du groupe Paris de l'Association des Bibliothécaires de France


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« Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? » compte-rendu de la journée du 21 mai 2015


Les groupes Paris et Ile-de-France de l’ABF a organisé une journée d’étude le 21 mai 2015 : « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? » Les bibliothèques après les événements de janvier 2015.

Le jeudi 21 mai 2015 à la médiathèque Françoise Sagan
square Alban Satragne, 75010 Paris

Comprendre, agir, construire, sont les trois idées autour desquelles a été organisée la journée : la bibliothèque peut être lieu de mixité sociale, maison commune et outil de construction du citoyen, alors que certains s’en sentent si violemment exclus ou s’en excluent.

Après les terribles assassinats de janvier, les débats ont été vifs dans les équipes : pourquoi ? Que peut-on faire ?  Comment et avec qui ?

LE COMPTE-RENDU DE CETTE JOURNEE JE_ABF_20150521_BernardMnich

Programme (téléchargez leprogramme_JE-ABF-21mai2015(1)(4)

9h : Accueil

9h30-12h30 : Comprendre

Modératrice : Céline Viguié

9h30 : Introduction de la journée par Anne Verneuil, présidente de l’ABF
9h40 : Les bibliothèques et la République, par Cristina Ion, chef du service Sciences sociales à la BnF
10h10 : Dialogue avec la salle

10h20 : Compte rendu de deux expériences de terrain :
• Au cœur d’un quartier sensible : les réponses de l’équipe de la médiathèque Shakespeare de Montpellier par Isabelle Gassenq, responsable de la médiathèque
• Co-construire une politique de lecture publique dans un quartier d’habitat social : mise en place d’un Contrat-Territoire-Lecture à Chevilly-Larue, avec Danièle Frelaut, bibliothécaire retraitée, membre du Bureau d’ACCES (Action culturelle contre les exclusions et les ségrégations)

11h : Dialogue avec la salle

11h10 Pause

11h25 : Le rôle des médiathèques dans les dynamiques sociales et cuturelles des quartuers populaires: quelle place des jeunes ? par Joëlle Bordet, psychosociologue, chercheur au Centre scientifique et technique du bâtiment, auteur de Adolescence et idéal démocratique : Accueillir les jeunes des quartiers populaires avec Philippe Gutton et la participation de Serge Tisseron, In Press, 2014
12h10 : Dialogue avec la salle
12h30 : Déjeuner libre et  Visite possible de la nouvelle médiathèque Françoise Sagan pres bib Sagan abf

 

 

14h-16h30 : Agir
14h-15h30 : Ateliers participatifs : à chacun d’apporter ses expériences, ses idées, ses questions, sans oublier les obstacles ou les échecs rencontrés
En partenariat avec les associations départementales de coopération entre bibliothèques suivantes : Intermédia 78, Médiabib 91,  Cible 95

Atelier n°1 : Diversité des publics. La bibliothèque c’est pour qui ?
Chaque bibliothèque sélectionne le public qui lui correspond
Comment faire de la bibliothèque un lieu de brassage, utilisé et fréquenté par population dans toute sa diversité ?

Atelier n°2 : Diversité de l’offre. La bibliothèque, c’est un bouquet de pluralismes
Pour être un lieu d’ouverture et d’échanges, comment peut-elle être ouverte à tous les pluralismes : celui des idées, mais aussi celui des goûts et des genres, et finalement celui des services ?

Atelier n°3 : Coexistence des publics. Comment la bibliothèque peut-elle favoriser le vivre ensemble ?
Comment des publics peuvent se côtoyer, se mêler, ne pas s’exclure ?
Comment gérer des espaces et des temporalités pour être ouvert à tous ?

Atelier n°4 : Partenariats et transversalités. Construire avec qui ? Quels partenaires ? Quels liens avec les travailleurs sociaux, le secteur associatif ? Quelle transversalité avec les autres services de la collectivité ou de l’intercommunalité ? Quel lien avec les établissements d’enseignement ?

15h30 Pause

15h45 : Restitution des ateliers et synthèse

Synthèse par Dominique Lahary

16h45 : Fin de la journée

Tarifs :
gratuit pour les adhérents ABF
50€ pour les non-adhérents

 

 

 

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12 janvier 2015 : une journée historique pour les groupes Paris et IDF

hand-523231_1280  Le 12 janvier dernier, les groupes Paris et Ile-de-France de l’ABF ont organisé simultanément leur assemblée générale à la médiathèque de l’Abbaye – Nelson Mandela de Créteil. Cette journée constitue un tournant majeur dans l’histoire des deux groupes car les deux assemblées ont voté très largement pour la fusion des deux groupes. A partir de 2016, les deux groupes correspondront au découpage administratif de la région Ile-de-France.  Le conseil d’administration du groupe Paris se réjouit de cette décision qui permettra aux deux groupes d’être plus efficaces et plus cohérents pour les adhérents des deux futures ex-entités. D’ailleurs, l’organisation conjointe de plusieurs journées d’étude comme celle du 12 janvier 2015 sur le jeu en bibliothèque ou celle du 13 novembre 2014 sur les ateliers numériques constituent des gages pour l’avenir du futur groupe unifié.

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Cette journée a aussi été l’occasion de rappeler que les bibliothèques sont aussi Charlie.  Les atteintes à la liberté d’expression sont également une atteinte aux bibliothèque qui sont des lieux « où l’on peut accéder à toutes formes d’expressions, pour contrer l’intolérance et la censure et encourager le respect de l’autre et le vivre ensemble. » Par la voix de son président, le groupe Paris en a profité pour témoigner son soutien à toute l’équipe de Charlie Hebdo et aux proches des victimes de la barbarie. Nous reproduisons ici le texte écrit par Cabu (préface à Peut-on encore rire de tout, publié en 2012 au Cherche Midi éditeur) et lu par Bernard Mnich, président du groupe Paris, lors de l’assemblée générale :

« Peut-on rire de tout ?

Et pourra-t-on encore demain

Rire de tout ?

Ces questions méritent d’être posées…

 

Et c’est l’objectif de ce livre.

Pas de limites à l’humour

Qui est au service de la liberté d’expression,

Car là où l’humour s’arrête,

Bien souvent la place est laissée

A la censure ou l’autocensure.

 

Ni les religions et leurs intégristes,

Ni les idéologies et leurs militants,

Ni les bien-pensants et leurs préjugés

Ne doivent pouvoir entraver

Le droit à la caricature,

Fût-elle excessive. »

#NousSommesCharlie


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#ateliersnum Atelier data et web sémantique #6

Présentation de data.bnf.fr

Quels sont les objectifs du projet?

L’objectif de data.bnf.fr est la visibilité des données bibliographiques de la BnF sur le web. Il s’agit d’être présent là où les internautes et les usagers sont et de permettre une remontée des ressources dans les résultats des moteurs de recherche. Cela va permettre aux lecteurs d’avoir un point de départ pour interroger les catalogues et accéder à l’ensemble des documents. Par exemple, si un usager utilise un moteur de recherche pour avoir des informations sur un auteur ou une œuvre, l’usager va trouver dans les résultats de sa recherche, la page de l’œuvre dans data.bnf.fr. A partir de là, il va pouvoir accéder aux ressources de la BnF et à une sélection de ressources externes.

Des données réutilisables et récupérables

Les données sont réutilisables sur le plan technique avec le web sémantique et sur le plan juridique grâce à l’emploi des licences ouvertes.

Data permet la récupération de données et la création de services en s’appuyant sur les données du catalogue. On trouve plusieurs regroupements : par auteur, thème, œuvre, sujet et même date et lieu. C’est une tentative de FRBrisation des éditions d’une œuvre. Actuellement, on trouve 60 % des catalogues de la BnF dans data.bnf.fr mais c’est un chantier encore en cours afin d’améliorer la fraicheur des données, leur couverture et créer plus de liens.

La récupération des données se fait en RDF (Resource description framework). Elle est justement plus facile grâce aux standards du web sémantique. Il y a plusieurs manières de récupérer les données de data :

  • en téléchargeant toutes les données d’un coup (ce qu’on appelle un dump) ou par paquet de données.

  • en récupérant les pages qui nous intéressent, page par page (voir le lien de téléchargement en bas de page)

  • en effectuant des requêtes : toutes les œuvres en breton, les 100 auteurs les plus étudiés, etc.

Le site propose un guide pour créer des requêtes SPARQL.

Et pour mon catalogue?

Pour récupérer les données, il faut néanmoins s’interroger sur la compatibilité des SIGB. Les prestataires peuvent-ils mettre en place un outil SPARQL? Techniquement, il n’y aurait pas de problème, mais il faut établir un point de contact entre les données de la bibliothèque et celle de data.bnf.fr. Cela peut-être l’ISBN du livre ou le numéro FRBNF (pour le cas où les notices bibliographiques sont récupérées depuis le catalogue de la BnF).

L’idée c’est de permettre le lien avec des ressources de bibliothèques comme les documents numérisés de Gallica, les expositions de la BnF ou les critiques du CNLJ, mais également avec d’autres ressources comme Wikipédia, Canal-U, MusicBrainz, Geonames, DBpedia, Flickr, Freebase…

Présentation du prototype Opencat

Opencat est un projet issu d’un appel à projet “services numériques culturels innovants” du Ministère de la culture et de la communication. Il est financé par la BnF et le Ministère de la culture. L’objectif du prototype est d’utiliser les regroupements par œuvres de data.bnf.fr et d’apporter des compléments bibliographiques provenant d’autres sources et de créer des liens vers d’autres types de contenus.

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Avec quel plus pour les usagers ? Obtenir dans les résultats d’une recherche les données locales, les données de la BnF et les données du web. Il faut considérer le catalogue comme une plateforme vers d’autres ressources.

Les bibliothèques ont des données structurées, stables, mais tant que l’information est dans le catalogue, elle est dans un silo, elle n’est pas visible sur le web. Pour ouvrir les catalogues sur le web, il faut des données structurées, des identifiants pérennes pour nos données et des référentiels communs.

Pour que les données soient visibles, il faut les extraire du SIGB en construisant des pages HTML, et en ajoutant des balises (Schema.org). Peu importe le format utilisé car il y a un format commun au reste du web sémantique, le RDF. On peut tous garder nos formats, l’essentiel étant qu’ils se rencontrent.


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#ateliersnum Réseaux sociaux en bibliothèques #5

Intervention de Sophie Agié – Médiathèque de Cergy

Les Français sont en moyenne inscrits sur trois ou quatre réseaux sociaux. Devant un tel phénomène de société, il devenait urgent de se pencher sur la manière dont les bibliothèques peuvent s’y inscrire. Sophie Agié nous a proposé à la fois un retour d’expérience (celui de Cergy), un état des lieux (la présence des bibliothèques sur les réseaux) et un questionnement (Pourquoi ? Comment ? Quoi ?). Reprenons donc pas à pas le déroulement de son intervention, enrichie par les interactions et les réactions de la salle !

Pourquoi les bibliothèques iraient-elles sur les réseaux sociaux ?

  • Pour dépoussiérer leur image
  • Pour être là où est le public
  • Pour rendre plus visibles leurs animations
  • Pour le plaisir
  • Tout est possible mais il vaut mieux fixer en amont une sorte de « politique éditoriale »

Comment se rendre visible sur les réseaux ?

  • Etre présent sur plusieurs réseaux
  • Créer des chaines de relais d’information
  • Etre visible sur les réseaux de la collectivité (Site, portail, réseaux sociaux)
  • Toutes les idées sont bonnes à prendre.

Qui publie sur les réseaux sociaux au sein de la bibliothèque ?

  • Tout le monde
  • Ou une seule personne
  • Ou une équipe dédiée
  • Le plus important : former les collègues et communiquer avec eux. Le temps de formation est indispensable en ce qui concerne le numérique, et n’est jamais du temps perdu.
  • Le maître mot est : CONVAINCRE (se convaincre, convaincre les collègues, l’équipe, convaincre notre public)

Quand publier sur les réseaux ?

  • Faut-il établir un planning de publication ?
  • Faut-il demander une validation hiérarchique de chaque publication ?
  • Ou faut-il privilégier spontanéité et réactivité ?
  • Toutes ces questions n’étant pas incompatibles entre elles …

Que mettre sur les réseaux sociaux ?

  • Du contenu éditorialisé (nos coups de cœur, etc.)
  • De l’information sur le quotidien de la bibliothèque
  • L’annonce de gros événements / animations
  • Des photos de chatons

Comment évaluer l’impact de nos publications sur les réseaux sociaux ?

  • Par le nombre de like / de partages
  • Par la fréquentation des sites, des portails
  • Par la fréquentation des animations
  • Un sondage peut être mis en place pour évaluer combien de personnes ont pu être informées à travers les réseaux sociaux

Quels problèmes cela pose-t-il ?

  • Trouver le temps : poster sur les réseaux, est-ce du service public ?
  • S’avoir s’arrêter : peut-on et doit-on publier en dehors de nos heures de travail ?
  • Souvent, ce sont les bibliothécaires qui likent, partagent et commentent les articles de leurs collègues bibliothécaires. Du coup l’outil devient un outil de communication interprofessionnel. Mais est-ce un réel problème ?

Pour conclure, une belle phrase : « le numérique, c’est une annexe de votre bibliothèque. » Même si on voulait s’en passer, on ne le pourrait pas.